À l’Agneau : 250 ans de plaisirs partagés

Établissement historique du Val-de-Moder, l’hôtel-restaurant « À l’Agneau » est tenu depuis 7 générations par la même famille. Anne Ernwein poursuit, depuis 2007, cette aventure familiale en proposant une cuisine gastronomique, généreuse et inspirée.

« Faire plaisir et se faire plaisir » : voici le credo qu’adopte chaque jour Anne Ernwein au sein de sa cuisine. Cheffe et dirigeante de l’hôtel – restaurant « À l’Agneau » au Val-de-Moder, elle représente la 7ème génération à la tête de l’établissement. Le lieu tient d’ailleurs son nom de son premier usage : celui d’accueillir bergers et troupeaux venus à Pfaffenhoffen pour participer à son fameux marché aux bestiaux. Là où se tient désormais le jardin du restaurant, s’érigeait une grange venant abriter le foin, les moutons et autres animaux. On y trouvait également à proximité une distillerie, un fumoir et un fournil. Au fil du temps, le lieu devient une auberge de type Winstub, dotée d’une salle de spectacles au premier étage. « Ce sont mes parents qui, dans les années 60, vont y faire les plus gros changements » nous confie Anne. Gisèle et André vont, en effet, transformer « À l’Agneau » en un hôtel - restaurant gastronomique réputé. 

  

De père en fille

Anne n’a jamais vraiment quitté la cuisine de l’établissement. Déjà toute petite, elle secondait son père dans la confection de ses plats. « La passion de la cuisine s’est réellement transmise de père en fille » partage-t-elle. Si la cheffe gagne en expérience auprès de grands noms tels que Bernard Loiseau, Georges Blanc et Joël Garault, elle trouve son bonheur au sein du restaurant familial. De son papa, elle gardera l’amour des bons produits, le plaisir de monter des sauces et l’exigence du travail bien fait. « J’aime préparer mes plats du début à la fin, en travaillant les produits complètement afin d’éviter autant que possible les pertes » ajoute-t-elle. Longtemps réputé pour ses plats de poissons, « À l’Agneau » continue de rendre hommage aux produits de la mer en respectant la saisonnalité, tel en été avec son ceviche « retour de pêche » à la mangue, son blanc de merlu poché au foin, ou son turbot au caviar d'aquitaine en hiver. Mais le plat qui est le plus demandé reste le justement nommé souris d’agneau confite de 72 heures. « Il est travaillé en toutes saisons » complète Anne. 

 

Jardin secret

Mais la cuisine d’Anne prend également parfois des teintes méditerranéennes, avec des touches d’agrumes et d’aromates directement piochés dans le jardin familial. Car en lieu et place de l’ancienne grange, se tient depuis 1992 un petit écrin de verdure, savamment fleuri et décoré par Gisèle, la maman d’Anne. À l’ombre des anciens murs en gré des Vosges s’épanouissent citronniers, orangers et autres plantes du sud. À la belle saison, le lieu se transforme en un deuxième restaurant. Dans une ambiance intimiste et bucolique, les clients y dégustent des grillades au feu de bois, des pizzas et des tartes flambées maison. « On y organise également des soirées thématiques tantôt italiennes, créoles ou encore monégasques, avec des groupes de musique » précise la dirigeante. Fort d'une solide réputation en Alsace, l'établissement rayonne bien au-delà de la région et accueille une clientèle fidèle venant du Luxembourg, de Belgique et d'Allemagne. « On aime échanger avec nos clients, créer une relation, leur et nous faire plaisir » confie Anne. 

 

Le restaurant reste accessible et ouvert pendant les travaux !

Crédits photos : Hôtel-restaurant À l'Agneau

Situation et accès

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